Et si derrière ta colère se cachait un besoin que tu n’as jamais nommé ?
Aloha chère lectrice, cher lecteur,
Dis-moi, est-ce que ça t'est déjà arrivé de te mettre dans une colère noire pour quelque chose qui, vu de l'extérieur, ne semblait peut-être pas si grave ?
Tu sais, ces moments où la moutarde te monte au nez et où tu te demandes comment l'autre a bien pu OSER faire une chose pareille ! 😄
Eh bien, il y a quelques mois, j'ai vécu exactement ça.
Un matin, au réveil, j'ai découvert que mon fils avait profité de mon téléphone déverrouillé pour modifier lui-même son temps de tablette sur Family Link.
Ingénieux, mon fils, je te l'accorde. Mais je n'ai pas franchement applaudi sa créativité ! 😄
J'étais TREEEEEES en colère.
Ce n'était pas tellement à cause du temps d'écran supplémentaire. Ce qui me mettait hors de moi, c'était qu'il soit allé dans mon téléphone sans autorisation et qu'il ait agi dans mon dos.
Je me sentais trahie.
Autant te dire que ce matin-là, la pleine conscience n'était pas exactement ma première réaction !
Pourtant, avant d'aller lui parler, j'ai décidé de méditer. Et cette pause m'a amenée à regarder ma colère autrement.
Et si, derrière certaines de nos colères, se cachait un besoin que nous n'avions pas encore identifié ?

🔥 Et si tu regardais ce qui se cache derrière ta colère ?
Avec un peu de recul, j'ai compris que ce qui m'avait profondément touchée, c'était la confiance que je pensais pouvoir accorder à mon fils.
Derrière ma colère et ce sentiment de trahison, il y avait mon besoin de confiance, d'honnêteté et de respect de mon espace personnel.
Tu vois, c'est un peu comme un iceberg.
À la surface, il y a ce que nous ressentons immédiatement : la colère, la frustration ou la tristesse.
Mais sous la surface se trouvent parfois nos besoins, nos attentes, nos peurs ou même de vieilles blessures.
Et lorsque la colère monte, notre premier réflexe n'est généralement pas de nous demander : « Tiens, quel besoin important vient d'être touché chez moi ? » 😄
Nous nous concentrons plutôt sur ce que l'autre a fait… et sur tout ce qu'il n'aurait surtout pas dû faire !
Pourtant, prendre le temps d'explorer ce qui se passe en nous peut changer notre manière de réagir.
Attention, cela ne signifie pas que notre colère est injustifiée ou que nous devons tout accepter. Dans mon histoire, une limite avait bel et bien été franchie.
Mais comprendre ce que ma colère révélait m'a permis de ne pas m'arrêter à elle.
🧩 Émotion, besoin, stratégie : trois choses que nous mélangeons souvent
Alors, comment faire la différence entre ce que nous ressentons, ce dont nous avons besoin et ce que nous aimerions voir se passer ?
Reprenons mon histoire :
Mon émotion : j'étais en colère. Très en colère, même ! 😄
Mon besoin : la confiance, l'honnêteté et le respect.
Ma stratégie : expliquer à mon fils ce qui m'avait touchée et lui demander de ne plus utiliser mon téléphone sans autorisation.
L'émotion nous renseigne sur ce que nous vivons. Le besoin nous indique ce qui est important pour nous. Et la stratégie est une manière d'essayer de répondre à ce besoin.
Prenons un autre exemple.
Imagine que tu prépares un dîner. Tu cours partout pendant que ton conjoint est tranquillement installé sur le canapé.
Et là, une petite phrase commence à tourner dans ta tête :
« Il pourrait quand même voir que j'ai besoin d'aide, non ? » 😄
Tu ressens de l'agacement. Derrière, il y a peut-être un besoin de soutien et de partage des responsabilités.
Mais attendre que ton conjoint le devine n'est pas la seule possibilité.
Tu pourrais lui demander de mettre la table, de terminer la préparation du repas ou discuter avec lui d'une meilleure répartition des tâches.
Avoir besoin de soutien et attendre que l'autre le devine, ce n'est pas la même chose.
Et ce n'est pas parce qu'une manière de répondre à notre besoin ne fonctionne pas que ce besoin devient moins légitime.
🧘♀️ Avant de parler à mon fils, j'ai choisi de m'écouter
Revenons à ce fameux matin où j'ai découvert les talents de petit hacker de mon fils ! 😄
J'étais tellement en colère que j'aurais pu aller immédiatement lui expliquer de quel bois je me chauffe.
Et crois-moi, ce n'était pas l'envie qui me manquait !
Mais j'ai choisi de méditer avant de lui parler. Cela m'a vraiment aidée à m'apaiser.
Tu sais, ce n'est pas parce qu'une émotion nous traverse que nous sommes obligés de réagir dans la seconde.
Parfois, nous pouvons nous offrir un petit espace entre ce que nous ressentons et ce que nous décidons d'en faire.
C'est d'ailleurs quelque chose dont je t'avais parlé dans mon article Et si revenir à soi était le voyage le plus important de notre vie? : parfois, prendre un moment pour se retrouver change notre façon de regarder ce que nous vivons.
S'apaiser ne signifie pas minimiser ce qui s'est passé, ni donner raison à l'autre.
Mon fils avait franchi une limite importante pour moi, et méditer n'y changeait rien.
En revanche, cette pause m'a permis de lui expliquer ce qui m'avait blessée et de lui demander de ne plus recommencer.
Je n'ai pas médité pour devenir une maman qui ne se met jamais en colère. J'ai médité pour ne pas laisser ma colère décider de mes mots.
Alors, rassure-toi, je ne te dis pas qu'à chaque contrariété, tu dois immédiatement t'installer en position du lotus ! 😄
Une promenade, quelques respirations ou simplement attendre avant de répondre peuvent aussi aider.
Et parfois, nous n'y arrivons pas. Nous réagissons à chaud, nous nous emportons… parce que nous sommes humains.
L'essentiel n'est peut-être pas de rester calmes en toutes circonstances, mais d'apprendre à choisir ce que nous faisons de nos émotions.
💭 Et si nos attentes silencieuses nourrissaient parfois notre ressentiment ?
Dis-moi, est-ce que tu t'es déjà surpris(e) à penser :
« Il devrait quand même se rendre compte que je suis fatiguée ! »
« Si elle tenait vraiment à moi, elle prendrait de mes nouvelles. »
Ou le fameux :
« Je ne vais tout de même pas devoir lui demander ! » 😄
Ah, ces petites phrases que notre mental adore nous souffler !
Nous avons parfois des attentes très précises envers les autres… sans jamais les avoir exprimées.
Et lorsqu'ils ne font pas ce que nous espérions, nous pouvons nous sentir déçus, incompris, voire blessés.
Crois-moi, je connais bien ça ! Il m'est arrivé plus d'une fois d'être terriblement déçue parce que j'espérais quelque chose qui n'arrivait pas.
Alors notre mental commence à broder :
« Il voit bien que je suis débordée, mais il s'en fiche. »
« Si elle ne m'appelle pas, c'est que je ne compte pas pour elle. »
Et nous voilà en train de tirer des conclusions sur les intentions de l'autre, sans forcément savoir ce qui se passe de son côté.
Ah, ces histoires que notre mental sait si bien inventer ! 😄 J'en avais d'ailleurs parlé dans Et si renoncer réveillait certaines histoires du mental?. Nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point nos interprétations peuvent influencer ce que nous ressentons.
À force, ces déceptions peuvent s'accumuler et nourrir du ressentiment.
Il faut dire que nous aimerions parfois que nos proches soient devins. Malheureusement, c'est rarement le cas ! 😄
Et soyons justes : nous non plus, nous ne devinons pas toujours leurs besoins.
Alors, plutôt que d'attendre que l'autre comprenne spontanément, nous pourrions commencer par nous demander :
« Qu'est-ce que j'attends exactement de cette personne ? Et quel besoin se cache derrière cette attente ? »
Peut-être avons-nous besoin de soutien, d'attention, de reconnaissance ou simplement de sentir que nous comptons pour elle.
Identifier ce besoin ne garantit pas que l'autre pourra y répondre.
Mais cela nous permet de ne plus lui demander, en silence, de deviner ce que nous n'avons pas exprimé.
🌱 Et si nous apprenions à écouter ce que nos émotions nous racontent ?
Si tu me suis depuis quelque temps, tu sais que je suis une adepte de la pleine conscience intégrative (PCI).
Ce que j'apprécie dans cette approche, c'est cette invitation à observer ce qui se passe en nous, sans nous juger.
Et si tu essayais, cette semaine, de regarder l'une de tes émotions avec un peu plus de curiosité ?
Je te propose un petit exercice tout simple.
La prochaine fois qu'une émotion te bouscule, prends un moment, si tu le peux, pour te poser ces quatre questions :
Que s'est-il réellement passé ? Essaie de distinguer les faits de ce que ton mental raconte. « Mon amie n'a pas répondu à mon message » est un fait. « Elle m'ignore parce que je ne compte pas pour elle » est une interprétation.
Qu'est-ce que je ressens ? De la colère, de la tristesse, de la peur, de la déception ? Mets simplement un mot sur ton émotion.
Qu'est-ce qui est important pour moi ? La confiance, le respect, le soutien, la sécurité, la reconnaissance ?
De quoi ai-je besoin ? Essaie de compléter : « J'ai besoin de… »
Tu n'as pas besoin de trouver la réponse parfaite. Et si tu ne trouves rien, ce n'est pas grave non plus !
Il ne s'agit pas de réussir un exercice de plus ou de devenir un expert du décryptage émotionnel. 😄
L'idée est simplement de t'offrir un espace pour mieux comprendre ce qui se passe en toi.
Et parfois, rien que cela peut déjà changer notre regard sur une situation.
🌺 Et si comprendre notre colère était déjà une façon de mieux nous aimer ?
Finalement, cette petite pause méditative, après avoir découvert la « haute trahison » de mon fils 😄, m'a permis de lui parler beaucoup plus sereinement.
Je n'ai pas renoncé à ma limite. Je l'ai simplement exprimée autrement, d'une manière qui me correspondait davantage.
Et avec le recul, je me dis que c'est peut-être l'une des choses les plus précieuses que nous pouvons apprendre : écouter nos émotions sans forcément leur laisser les commandes.
Nous avons parfois tendance à nous en vouloir d'être en colère, tristes ou frustrés. Comme si certaines émotions étaient acceptables et d'autres non.
Pourtant, elles font partie de notre expérience humaine. Elles ne disent pas tout de nous et ne nous obligent pas à agir d'une certaine manière.
En revanche, elles peuvent nous donner de précieux indices sur ce qui compte vraiment pour nous.
Alors, et si, au lieu de nous reprocher certaines de nos réactions, nous commencions par les regarder avec un peu plus de curiosité et de bienveillance ?
Et toi, est-ce qu'il t'est déjà arrivé de réaliser qu'une colère cachait quelque chose de plus important que ce qui l'avait déclenchée ?
Si tu en as envie, raconte-moi en commentaire. Je serais ravie de découvrir ton expérience. 💛
Mais une fois que nous avons compris ce dont nous avons besoin, une autre question se pose : comment l'exprimer à l'autre sans l'attaquer… ni nous effacer nous-mêmes ?
C'est justement ce que j'aimerais explorer avec toi dans mon prochain article.
ENJOY YOUR LIFE 🌺

Avec tout mon amour,
Nana




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