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Et si tu apprenais à te regarder avec bienveillance?

  • Photo du rédacteur: Nadège Nicolas
    Nadège Nicolas
  • 24 mai
  • 5 min de lecture

Aloha chère lectrice, cher lecteur,


Est-ce que ça t'arrive parfois d'avoir un dialogue intérieur pas très aimable envers toi?

Imagine : il est 19h. Tu rentres chez toi après une longue journée. Tu t'installes sur le canapé, tu souffles… et là, d'un coup, ça commence.

"J'aurais dû prendre la parole en réunion ce matin." "Pourquoi j'ai réagi comme ça avec ma collègue ?" "Je suis encore trop gentille. Décidément."

Personne n'a rien dit. Il n'y a que toi, le silence, et cette petite voix qui, elle, ne s'arrête jamais.

Tu la connais, cette voix ? Celle qui rejoue les scènes, qui comptabilise les erreurs, qui compare, qui évalue ? Celle qui est toujours là, insatisfaite, un peu sévère — et que tu finis par trouver… normale ?

Ça te parle?

Et si à partir d'aujourd'hui on apprenait à l'observer?


Femme observant son reflet dans un lac de montagne au coucher du soleil, symbolisant l’introspection et la bienveillance envers soi-même
Et si tu apprenais à te regarder avec la même douceur que celle que tu offres aux autres ?

🧠 Le pilote automatique : quand tu te juges sans t’en rendre compte

J'ignore si, au fil des lectures de mes articles, tu as commencé à t'observer, à voir quels sont tes schémas de pensées réguliers (oui nos pensées sont à 95% les mêmes d'une journée à l’autre). Si tu l'as fait, tu as dû te rendre compte que tu as une grande capacité à te juger.

Bien souvent, le jugement est automatique. Il est inconscient et au final, on finit par le trouver "normal".

Exemple : tu as oublié quelque chose d'important. Ta première réaction va être "mais quel(le) c.n(ne), comment ai-je pu oublier ça!"

Il y a un fait. Une émotion arrive et le jugement suit tout de suite derrière. Et notre réaction va être la colère (contre nous).

Attention, là où il faut relativiser c'est que tu ne choisis pas toujours de te juger ... Ça se fait tout seul.


⚖️ Le problème du jugement : pourquoi ça te fait souffrir ?

On pourrait croire que ce qui nous fait souffrir, ce sont les situations que l’on traverse : une dispute avec son enfant, une erreur d'appréciation, une émotion inconfortable.

Mais en réalité… ce n’est pas tout à fait ça.

Ce qui fait le plus mal, bien souvent, ce n’est pas ce que tu vis. C’est le regard que tu poses dessus. C'est l'interprétation que tu en fais.

Prenons un exemple simple : ton conjoint fait quelque chose qui te déplaît. Tu ressens alors de la colère. La colère en elle-même est une émotion naturelle. Elle te traverse, elle t'informe, puis elle repart. Mais très vite, autre chose arrive :

  • "Je ne devrais pas me mettre en colère."

  • "Ce n’est pas normal de réagir comme ça."

  • "Je ne suis pas quelqu’un de bien."

Et là, sans t’en rendre compte, tu ajoutes une seconde couche :

👉 Tu ne souffres plus seulement de la colère…

👉 Tu souffres du jugement que tu portes sur ta colère.

Le jugement crée une résistance intérieure. Tu refuses ce que tu ressens.Tu luttes contre ce qui est déjà là.

Tu voudrais être autrement, réagir autrement, ressentir autrement. Mais la réalité, c’est que… c’est déjà là. On ne peut pas changer ça.

Et plus tu luttes, plus ça s’intensifie. C’est épuisant car tu es à la fois :

  • celui/celle qui vit l’expérience

  • et celui/celle qui se critique en train de la vivre.

Tu deviens ton propre juge, parfois même ton propre bourreau.

Au final, cette tension intérieure finit par te couper de toi-même.

Alors que, paradoxalement, ce dont tu aurais le plus besoin dans ces moments-là, ce n’est pas de te corriger. C’est juste de te rencontrer, d'accueillir après t'être observé(e).

Et cela me fait penser à un enseignement que j'ai découvert avec François Lemay : le fameux :

C + R = E

Le C correspond à la circonstance, le R à ta réaction et le E à ton énergie. Si tu n'as pas lu mon article à ce sujet, tu le trouveras ici : Et si ton énergie dépendait plus de ta réaction que des circonstances?

Ta circonstance et ta réaction vont déterminer ton énergie. Tu ne contrôles pas toujours tes circonstances. Mais ce qui va réellement impacter ton état intérieur, c'est la réaction que tu choisis. Le jugement est une réaction au même titre que la colère, la peur ou la tristesse. Et cela génère de la souffrance.


🌿 Être témoin : une autre manière de se regarder

Être témoin de ce que tu vis, c'est t'observer sans te juger c'est-à-dire :

  • ni analyser.

  • ni résoudre la situation.

  • ni faire disparaître.

Juste regarder ce qui est là.

C'est une posture que j'aime comparer à celle d'un spectateur bienveillant : tu regardes le film de ta vie sans te lever pour changer le scénario toutes les cinq minutes.

Il y a une différence importante entre :

  • "Je ne devrais pas être comme ça" → le jugement

  • "Ah, voilà ce qu'il se passe en moi" → l'accueil

Ce n'est ni bon, ni mauvais. C'est, tout simplement.


💛 Te regarder avec bienveillance : ce que ça veut vraiment dire (et ce que ce n’est pas)

La bienveillance est parfois critiquée parce qu'incomprise, mal interprétée, mal expliquée.

Tout d'abord, être bienveillant,

❌ ce n’est pas :

  • tout accepter passivement

  • se trouver des excuses

  • fuir la réalité.

La bienveillance,

✅ c’est :

  • arrêter de se maltraiter intérieurement

  • laisser exister ce qui est

  • créer un espace intérieur sécurisant.

Te regarder avec bienveillance, ce n’est pas te dire que tout va bien. C’est arrêter de te faire du mal quand ça ne va pas.

👁️ Concrètement : comment devenir ton propre témoin bienveillant ?

Ici, tu trouveras quelques éléments pratiques pour parvenir à te regarder avec bienveillance.

🌬️ 1. Ralentir et revenir à l’instant

  • concentre-toi sur ta respiration. Tu peux faire un exercice de respiration type carrée (inspire 4 fois - retiens ta respiration 4 fois - expire 4 fois - retiens ta respiration 4 fois)

  • pause

  • revenir au corps

🧠 2. Nommer ce qui se passe

👉 “je ressens de la colère”

👉 “il y a de la peur”

👉 "j'observe que je ressens de la déception par rapport à ce que j'ai fait"

→ pas “je suis nul(le)”

💭 3. Observer sans commenter

👉 comme si tu regardais un film

🤍 4. Accueillir sans chercher à changer immédiatement

👉 laisse être

👉 ne fuis pas ce que tu penses, en passant d'un revers de main ta pensée. Reste avec.

✍️ 5. Écrire

👉 pose ce qui est là

👉 sans filtre.


🌊 Ce que ça change dans ta vie

Ce sont des petites techniques simples qui demandent un peu d'entraînement au début mais qui sont très pertinentes. En les faisant régulièrement, tu t'en rendras compte de plus en plus vite que tu as :

  • plus de paix intérieure

  • moins de réactions automatiques

  • plus de clarté

  • plus de douceur

Néanmoins, il faut garder à l'esprit que ce n'est pas une méthode magique et parfaite mais elle a le mérite de se poser avec ses pensées.


🌟 Conclusion

La paix intérieure ne commence peut-être pas quand tout va bien.

Elle commence peut-être là, dans ce petit geste de te retourner vers toi avec un peu moins de dureté, de te regarder non pas comme quelqu'un à corriger, mais comme quelqu'un à rencontrer.

Je ne te dis pas de le faire tous les jours, ni parfaitement. Juste… un peu plus souvent qu'avant☺️.

Et toi, est-ce qu'il y a une situation dans ta vie en ce moment où tu pourrais essayer de poser ce regard-là sur toi-même ?

Et peut-être qu’à force de te regarder avec douceur… tu finiras simplement par te sentir libre d’être toi.


ENJOY YOUR LIFE🌺


Femme les bras ouverts dans un paysage naturel, symbolisant la liberté intérieure, la joie et la reconnexion à soi

Avec tout mon amour,

Nana

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